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Le caribou boréal : des activistes accusent dix ans de retard relativement à l’état actuel des connaissances scientifiques

 

 

Le 30 octobre 2017– Prétendre que le gouvernement ontarien n’a rien entrepris pour protéger la population de caribous, c’est commodément passer sous silence plus de 20 ans de travail, l’étude de plus de 600 animaux et plus de 11 millions de dollars consacrés à la recherche gouvernementale. Comme si nous revivions chaque jour le même jour, une campagne scientifique vise encore à faire disparaître le secteur ontarien le plus renouvelable et le plus durable, au détriment de 57 000 hommes et femmes qui travaillent fort, dans des collectivités nordiques et rurales partout dans la province.

 

Les études du ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) confirment que le recul de l’aire de répartition du caribou boréal (ou caribou des bois) a été minime ou non existant au cours des dernières décennies. La majeure partie de la principale zone occupée par les caribous depuis les années 1950 est encore occupée aujourd’hui; cette zone s’est sensiblement étendue vers le sud, dans certaines parties le long de la limite sud de la zone dans le Nord-Ouest de l’Ontario (comparativement à la zone occupée dans les années 1950).

 

Voilà plus de vingt ans que la Planification de l’habitat dynamique du caribou a été mise en place dans le cadre des Plans de durabilité des forêts existants. Cette planification prévoit que les gestionnaires de forêts concentrent leur zone de récolte, réduisent au minimum les réseaux routiers, adoptent des stratégies de mise hors service de routes, et élaborent des prescriptions sylvicoles afin de promouvoir les peuplements forestiers dominés par les conifères (l’habitat préféré du caribou). Cette démarche s’inscrit dans la logique du Plan de protection des caribous mis au point par le gouvernement de l’Ontario et permet de prendre des décisions de gestion qui s’appuient sur l’état des aires de répartition du caribou. Cette stratégie fait du gouvernement ontarien le chef de file canadien en ce qui concerne la recherche sur l’aire de répartition du caribou et sa gestion.

 

Dans le Nord-Ouest de l’Ontario, des pratiques forestières progressives pour la gestion de l’aire de répartition du caribou sont en place depuis le début des années 1990. Des données récentes donnent à penser que la diminution des aires réservées au caribou a cessé au cours des dernières décennies et que les caribous retournent dans les zones antérieurement récoltées, ce qui suggère que les pratiques de gestion existantes sont efficaces pour favoriser le renouveau de l’habitat.

 

Les changements climatiques pourraient constituer la plus importante menace à l’habitat des caribous. Cependant, les activistes ont plutôt tendance à se taire à ce sujet. Un article publié cette année dans la revue de recherche Rangifer révèle que d’ici 2050, « dans les scénarios les plus conservateurs d’émissions de gaz à effet de serre, avec une plage d’augmentation minimale des températures hivernales se situant entre 0,9 et 5,3 °C, nous avons projeté une perte de 57,2 à 99,8 % de l’aire de répartition du caribou en Ontario ».

 

En dépit d’une meilleure compréhension du comportement du caribou et de la gestion de l’écosystème dont fait état la documentation scientifique, ces activistes continuent d’attribuer la situation actuelle à la perturbation anthropique. On ne peut s’empêcher de tirer les conclusions qui s’imposent et de prendre conscience que ces groupes ne se soucient aucunement de la protection des populations de caribou. Il leur importe seulement d’amasser des fonds, d’abolir une industrie et de menacer un mode de vie cher aux collectivités nordiques.

 

D’après Ressources naturelles Canada, les volumes d’exploitation durable en Ontario ont augmenté de 75 % depuis leur niveau historique le plus bas, en 2009. L’industrie se rétablit et s’active à fournir au marché immobilier florissant de Toronto des matériaux abordables, durables, locaux et respectueux du climat, avec lesquels construire des maisons. Ce regain d’activité économique offre également de magnifiques possibilités aux collectivités du Nord, des milieux ruraux et des Premières Nations. Le secteur forestier continue d’exploiter chaque année, de manière durable, moins de 0,5 % des forêts de la Couronne gérées. Pourtant faible, ce montant soutient 57 000 emplois directs. Au final, nous continuerons de gérer nos forêts de façon responsable, pour les générations à venir.

 

Accuser le secteur forestier et le MRN de ne pas avoir adopté les mesures nécessaires relatives au caribou des bois, sans comprendre l’état actuel des connaissances scientifiques, l’énorme volume de travail accompli, et sans reconnaître les changements progressifs liés à la gestion durable des forêts, est honteux. Nos emplois, nos collectivités, et notre mode de vie sont mis en péril de façon irresponsable par les efforts de lobbying des activistes qui se fondent sur de l’information qui accuse dix ans de retard.

 

 

Renseignements :

 

Mme Wendy Landry                                                       M. Alan Spacek

Mairesse de Shuniah                                                     Maire de Kapuskasing

Présidente de l’AMNO                                                    Président de la FMNO

807 626-6686                                                                705 335-0001

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